Enrique Riquelme, un challenger pour la présidence du Real Madrid, a vivement critiqué le président actuel Florentino Pérez au sujet d'une proposition de vente d'une participation minoritaire dans le club. Riquelme a déclaré que Pérez avait « franchi une ligne rouge » avec l'idée de céder 5 % de l'équipe à un investisseur extérieur.
Le plan de Pérez impliquerait la vente d'une participation de 5 % du Real Madrid pour générer des fonds, bien que les détails spécifiques sur l'investisseur ou l'utilisation prévue du capital n'aient pas été entièrement divulgués. Une telle décision marquerait un changement significatif par rapport au modèle de propriété traditionnel du club, qui est contrôlé par les membres depuis plus d'un siècle.
Prenant la parole publiquement, Riquelme a condamné cette proposition comme une menace pour l'identité du club. Il a souligné que le Real Madrid appartient à ses socios (membres) et que toute vente de capitaux propres risque de saper ce principe. Ses commentaires signalent une campagne animée alors qu'il cherche à déloger le président de longue date Pérez.
Riquelme se positionne comme un gardien de la propriété des supporters. Il a promis de protéger le club des influences commerciales extérieures, présentant sa candidature comme un rempart contre ce qu'il considère comme un excès de pouvoir de Pérez. L'élection, lorsqu'elle aura lieu, tournera probablement autour des visions pour l'avenir financier du club.
Bien que Pérez n'ait pas répondu directement aux dernières critiques de Riquelme, son mandat a été marqué par une croissance commerciale massive et un accent sur les flux de revenus mondiaux. Les partisans du président sortant affirment qu'un financement innovant pourrait aider le club à concurrencer les rivaux soutenus par l'État sur le marché des transferts et les projets d'infrastructure.
Le différend met en lumière les tensions au sein du Real Madrid sur la manière de maintenir un avantage concurrentiel tout en préservant la tradition. Le club navigue dans un paysage où de nombreuses grandes équipes européennes ont des investisseurs extérieurs ou sont détenues par des consortiums. Le défi de Riquelme exploite les craintes de perdre l'âme de l'institution.
La date de l'élection présidentielle reste floue, mais l'offensive publique de Riquelme vise à créer une dynamique. S'il parvient à rallier suffisamment de membres autour de la question de la propriété, cela pourrait devenir un thème déterminant de la course. Pour l'instant, le débat souligne un moment charnière pour la gouvernance du club.
À mesure que la campagne se déroule, les deux candidats intensifieront probablement leur rhétorique. D'après un reportage d'ESPN.