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Habib Beye sous le feu : la victoire de l'OM ne fait pas

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L'entraîneur de l'OM Habib Beye remporte sa première victoire en un mois mais reste sous pression après une altercation à l'entraînement avec Greenwood et des

Habib Beye marche sur un fil à l'Olympique de Marseille après une étroite victoire 1-0 contre Le Havre, sa première victoire en un mois. Le résultat n'a pas apaisé la pression sur l'entraîneur, qui fait face à des tensions croissantes avec les joueurs, la direction et les médias.

Beye s'est fermement défendu lors de la conférence de presse d'après-match, affirmant être la victime d'une chasse aux sorcières médiatique. « J'ai rarement vu une telle campagne contre une personne », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les critiques sur sa tactique et ses résultats sont acceptables, mais pas les récits mensongers sur sa gestion. Il s'est même référé à lui-même à la troisième personne, soulignant sa frustration face à ce qu'il perçoit comme une attaque personnelle.

La tension découle d'un incident à l'entraînement mercredi dernier, lorsque Beye a écourté une séance avant son terme prévu. L'entraîneur a expliqué avoir arrêté la séance à seulement 2 minutes 30 secondes de la fin, démentant les rapports selon lesquels elle aurait été déclenchée par une erreur de Mason Greenwood. Cependant, des joueurs se sont bien dirigés tôt vers les vestiaires, indiquant un mécontentement latent dans l'équipe. Beye a contré les allégations de perte de contrôle : « J'ai arrêté la séance d'entraînement qui était la grande séance de la semaine, deux minutes trente avant la fin. Pas du tout à cause d'une perte de balle de Mason Greenwood. »

La relation de Beye avec Greenwood est devenue un point central. Comme son prédécesseur Roberto De Zerbi, Beye a fait preuve d'indulgence envers l'ailier anglais, conscient de sa capacité à faire gagner des matches. Pourtant, cela a créé des tensions au sein de l'équipe. D'autres joueurs, comme Bilal Nadir, ont été réprimandés pour des infractions mineures comme porter un bonnet ou des lacets défaits, tandis que Greenwood arriverait aux séances comme bon lui semble sans conséquence. La disparité n'est pas passée inaperçue du groupe.

Le directeur du football Medhi Benatia serait exaspéré par l'attitude de Greenwood, ajoutant une couche de tension supplémentaire. La frustration de Benatia s'aligne sur le mécontentement plus large au sein de la hiérarchie du club, alors que Beye doit naviguer dans ces dynamiques tout en essayant de motiver une équipe mentalement épuisée. L'entraîneur a dû accepter des semaines de repos imposées, qu'il aurait préféré éviter, ce qui tend davantage son autorité.

Vue d'ensemble : la position de Beye est de plus en plus précaire. La source indique que son maintien au-delà de cette saison n'est pas la tendance actuelle, suggérant que la hiérarchie du club envisage un changement. La victoire contre Le Havre a été un sursis temporaire, mais des problèmes profonds subsistent. Les résultats irréguliers de l'OM et leur style de jeu terne les ont laissés à la dérive dans une Ligue 1 compétitive, les troubles internes aggravant les difficultés sur le terrain.

Analyse : la sortie publique de Beye révèle un entraîneur acculé. Sa diatribe contre les médias, bien que peut-être cathartique, risque de l'aliéner davantage de la presse et des supporters. La saga Greenwood reflète un défi plus large : gérer les ego et maintenir la discipline tout en dépendant de joueurs clés pour les résultats. Avec Benatia ouvertement mécontent et l'équipe montrant des signes de fatigue mentale, l'atmosphère à Marseille est toxique.

Pour l'instant, Beye tient bon. Mais la question demeure : peut-il inverser la tendance ? Il doit unir un vestiaire divisé et regagner la confiance du conseil d'administration, tout en naviguant un calendrier qui offre peu de répit. Le résultat de 1-0 contre Le Havre masque des problèmes plus profonds qui nécessitent plus qu'une seule victoire pour être résolus.

Basé sur un reportage de L'Équipe.