Le mandat de Carles Martinez Novell en tant qu'entraîneur du Toulouse FC s'est terminé en beauté, son équipe s'imposant 2-1 contre l'Olympique Lyonnais au Stadium. L'Espagnol, suspendu pour un match après avoir accumulé cinq cartons jaunes, a regardé depuis les tribunes aux côtés des membres du staff, incapable de diriger son équipe depuis le banc. Pourtant, le résultat, associé à des adieux émouvants après le match, a constitué une conclusion appropriée à son passage de deux ans.
Novell, qui avait pris ses fonctions en 2023, avait déjà été informé que son contrat ne serait pas renouvelé. Malgré des résultats irréguliers à domicile, il part avec le respect des supporters et des joueurs. Le match contre Lyon était emblématique de son mandat : un combat acharné contre un adversaire de haut niveau, décidé par un superbe but collectif.
Dayann Methalie a ouvert le score à la 10e minute, déclenchant l'enthousiasme du Stadium. Novell, perché dans la tribune de presse, a célébré avec passion, prenant des notes et communiquant avec son banc à distance. Mais Lyon a égalisé à la 71e minute sur un corner—une phase arrêtée que Novell avait répétée maintes fois à l'entraînement. Frustré, il a frappé du poing sur la table, mais son humeur a changé lorsque Warren Kamanzi a inscrit le but vainqueur à la 78e minute après une superbe construction. Le staff s'est embrassé dans les tribunes.
Après le coup de sifflet final, Novell s'est précipité sur la pelouse pour embrasser chaque joueur, en commençant par son adjoint Pol Garcia, qui l'avait remplacé sur le banc. De longues étreintes ont suivi, le capitaine Rasmus Nicolaisen exprimant sa gratitude. « Carles est un homme bon. Nous avons eu un bon feeling dès le début », a déclaré Nicolaisen. « Je lui souhaite le meilleur pour l'avenir. »
Le gardien Guillaume Restes, un produit de la confiance de Novell, a également rendu hommage. « Je lui dois tout. Beaucoup d'entraîneurs auraient eu peur de lancer un jeune joueur comme moi », a déclaré Restes, évoquant sa percée à 21 ans il y a deux saisons. Novell, visiblement ému, a admis que la ville l'avait marqué. « Toulouse sera difficile à remplacer. Les gens sont gentils, la ville est incroyable, le stade est positif », a-t-il dit.
La victoire avait une signification plus profonde compte tenu du bouleversement estival attendu. Plusieurs joueurs clés—Charlie Cresswell, Cristian Casseres, Aron Dönnum, Frank Magri, et potentiellement Restes—sont pressentis pour partir. La victoire a donné un coup de pouce moral à une équipe confrontée à une reconstruction. Novell a cependant choisi de se concentrer sur le présent : « Pour les supporters et le club, il était important de finir avec ces sentiments. »
Avant de quitter le stade pour la dernière fois, Novell a enfilé un béret violet et a mené une session d'applaudissements dans le virage Brice-Taton, puis a regardé un feu d'artifice. Un cadre commémoratif avait été présenté plus tôt par le président du club Olivier Cloarec. La soirée s'est terminée par une garden-party pour les partenaires, permettant à Novell de savourer ses derniers instants.
Alors qu'il se prépare pour le dernier match de la saison à Nantes dimanche, Novell réfléchit à son mandat avec calme. « Je suis en paix avec ma décision et tout ce que j'ai fait. Pas les résultats, mais le travail », a-t-il déclaré. Son avenir reste incertain, mais son héritage à Toulouse est fait de hauts émotionnels et d'un combat jusqu'au bout.
Basé sur un reportage de L'Équipe.