Hasanbi Bidzhiev, l'ancien directeur sportif du Lokomotiv Moscou, a récemment proposé un retour fascinant sur les années de formation du club et son ascension remarquable. Dans une interview exclusive, il a brossé un tableau vivant d'une équipe qui a débuté modestement mais est devenue une force imposant le respect tant sur la scène nationale qu'européenne.
Le lien de Bidzhiev avec le club est profond, s'étendant sur un total de 17 ans à la base de Chernkizovo. Il est arrivé pendant une période de développement significatif, une époque où le Lokomotiv était souvent négligé et même dénigré. Le club était fréquemment qualifié de 'cinquième roue du chariot', une métaphore suggérant qu'il était considéré comme une partie inutile ou redondante du paysage footballistique russe.
Cependant, cette perception a commencé à changer radicalement sous la direction de figures clés. Bidzhiev attribue au leadership de l'entraîneur Yuri Semin et du dirigeant Nikolai Filatov la constitution d'une équipe compétitive qui a changé le destin du club. Leur travail a jeté les bases d'une série de réalisations impressionnantes qui allaient suivre.
Les résultats sur le terrain parlaient d'eux-mêmes. En 1994, le Lokomotiv a obtenu une médaille de bronze, signalant son arrivée comme un sérieux prétendant. Ils ont enchaîné dès la saison suivante en 1995 avec une médaille d'argent encore plus impressionnante. Ces classements consécutifs dans le top trois ont valu à l'équipe une admiration et un respect nouveaux de la part des fans et des rivaux à travers la Russie.
Le véritable tournant, cependant, est venu sur la scène européenne. Bidzhiev a souligné le célèbre match rejoué contre le Tirol autrichien comme un moment charnière. La rencontre dramatique a captivé l'imagination de toute la nation. Le soutien pour le Lokomotiv a afflué de tous les coins de la Russie, Bidzhiev notant que même les mineurs de charbon envoyaient des lettres d'encouragement au club. Cette vague de solidarité nationale était sans précédent pour l'équipe.
Ce match épique européen a fait plus que gagner un match ; il a conquis les cœurs et les esprits. Selon Bidzhiev, la performance et l'afflux de soutien qu'elle a généré ont signifié que le Lokomotiv était enfin 'respecté même en Europe'. Le club avait réussi à se débarrasser de son image d'outsider et à s'imposer comme une équipe digne de reconnaissance continentale.
Ce voyage, d'être rejeté à être célébré, reste une partie centrale de l'identité moderne du Lokomotiv. Les souvenirs de Bidzhiev rappellent puissamment comment la persévérance, un leadership fort et quelques moments clés peuvent complètement redéfinir l'héritage et le statut d'un club dans le monde du football.
D'après un reportage de Чемпионат.com.