L'Agence fédérale des recettes du Brésil a intercepté un envoi massif de produits pharmaceutiques contrôlés à l'aéroport international de Viracopos à Campinas, São Paulo. L'opération, annoncée vendredi, a permis de découvrir 120 kilogrammes de médicaments lors d'une inspection de routine des douanes. La cargaison était officiellement déclarée comme des compléments alimentaires à destination du Portugal.
Des analyses de laboratoire menées par l'Université de Campinas (Unicamp) ont révélé que les capsules contenaient des substances pharmacologiques à haut risque. Parmi les composés identifiés figuraient la sibutramine et la fluoxétine, toutes deux soumises à un contrôle médical strict en raison de leurs impacts potentiels sur la santé. L'envoi contenait également du furosémide, un diurétique nécessitant une autorisation spéciale pour la vente et le transport commerciaux.
L'ampleur de la saisie était considérable. Les autorités ont récupéré environ 3 400 flacons contenant quelque 61 000 capsules individuelles. Le Fisc fédéral a noté que si des interceptions similaires ont déjà eu lieu par le passé, cette opération représentait un volume nettement supérieur aux cas précédents.
Cette découverte met en lumière les défis persistants dans la lutte contre le trafic de produits pharmaceutiques via les principaux aéroports brésiliens. Viracopos, l'un des plus grands hubs de fret du pays, constitue un point crucial pour les envois internationaux. La destination prévue du Portugal suggère que l'opération pourrait faire partie d'un réseau de trafic international plus large.
Les substances identifiées présentent de graves risques pour la santé publique. La sibutramine, un coupe-faim, a été retirée de nombreux marchés en raison de problèmes cardiovasculaires. La fluoxétine, communément connue sous le nom de Prozac, est un antidépresseur sur ordonnance. Le furosémide est un diurétique puissant souvent détourné pour la perte de poids ou pour masquer d'autres substances.
Cette saisie souligne la vigilance des douaniers brésiliens dans la surveillance des envois de marchandises. Le Fisc fédéral continue d'utiliser des techniques de dépistage avancées et des partenariats de laboratoire pour détecter les produits pharmaceutiques illicites déguisés en produits légitimes. D'après les informations de g1.