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Le PSG bat Arsenal aux tirs au but et remporte le titre de

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Le PSG a battu Arsenal 4-3 aux tirs au but après un match nul 1-1 pour conserver son titre de Ligue des champions à Budapest, devenant le 9e club à remporter

La dynastie du Paris Saint-Germain s'est poursuivie alors qu'ils ont décroché samedi un deuxième titre consécutif de Ligue des champions de l'UEFA, battant Arsenal 4-3 aux tirs au but après un match nul 1-1 à Budapest. Dans une finale qui manquait des éclats de leur démolition 5-0 de l'Inter Milan un an plus tôt, les champions français ont puisé dans leur profond réservoir d'expérience pour surpasser les Gunners et cimenter leur place dans le panthéon de la compétition.

Douze mois après que l'équipe de Luis Enrique a gravé son nom sur le trophée à Munich avec une démonstration écrasante, ils ont été confrontés à un défi très différent au Puskás Aréna. Le choc était le reflet de la douloureuse défaite de l'Arsenal en finale de 2006 contre Barcelone, où les Londoniens avaient pris les devants mais avaient finalement cédé. Cette fois, ce schéma s'est répété pour le club du nord de Londres, alors que les promesses initiales se sont évaporées dans le chaudron d'une séance de tirs au but.

L'ouverture du score d'Arsenal est survenue dès la sixième minute. Un dégagement précipité de Marquinhos a été contrée par Leandro Trossard, et Kai Havertz a filé sur la gauche avant d'expédier une frappe imparable qui a battu Matveï Safonov. Ce but a marqué un jalon historique pour l'attaquant allemand : il est devenu le premier joueur à marquer pour deux clubs différents en finale de la Ligue des champions, ayant déjà soulevé le trophée avec Chelsea en 2021 avec l'unique but contre Manchester City. Sa forme récente avec les Gunners — cinq contributions décisives lors de ses six derniers matchs — avait déjà justifié la décision audacieuse de Mikel Arteta de le titulariser devant Viktor Gyökeres.

Pendant le reste de la première mi-temps, Arsenal a exécuté le plan de jeu d'Arteta à la perfection. Leur formation en 4-2-3-1 a compressé les espaces, et un pressing intense a empêché le PSG de trouver un rythme. Le redoutable trio offensif composé de Désiré Doué, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia s'est retrouvé étouffé. Kvaratskhelia, en particulier, qui avait tourmenté ses adversaires lors des tours précédents, était une figure périphérique. David Raya dans les buts d'Arsenal a été largement tranquille malgré les six tirs parisiens avant la pause.

Le récit a changé après la pause. À l'approche de l'heure de jeu, le PSG se montrait plus dangereux. Le tournant est survenu lorsque Kvaratskhelia est tombé dans la surface après un échange vif avec Dembélé, accroché par un tacle glissé de Cristhian Mosquera. Après une vérification VAR qui a ajouté à la tension, Vitinha a d'abord saisi le ballon mais s'est effacé devant le détenteur du Ballon d'Or. Dembélé a tranquillement balayé son penalty du pied droit dans le filet, battant Raya à la 65e minute. Ce fut une finition froide qui a redonné vie à la rencontre.

Soudain, le PSG s'est transformé. Ils ont poussé pour marquer le but de la victoire et s'en sont approchés à plusieurs reprises de manière angoissante. Kvaratskhelia a percé sur la gauche mais a été repoussé par la couverture de William Saliba et Jurriën Timber, son tir heurtant le poteau. Bradley Barcola a été repoussé par un arrêt de Raya à terre et a ensuite dévié le ballon dans le filet latéral en toute fin de temps additionnel. Vitinha a également vu son tir filer juste à côté. Les Londoniens, qui semblaient si solides, tenaient tant bien que mal.

Les prolongations se profilaient, et le match a pris un autre tournant lorsque Dembélé, le héros de l'égalisation, a été contraint de quitter le terrain sur blessure avant la demi-heure supplémentaire. La perte de leur talisman a émoussé une partie de l'avantage offensif du PSG, et les deux équipes, épuisées par l'intensité, ont disputé 30 minutes prudentes. La rencontre semblait vouée aux tirs au but — un domaine où le PSG avait prospéré.

Lorsque Safonov a arrêté le troisième penalty d'Arsenal et que Paris a transformé ses quatre tentatives, la séance de tirs au but s'est conclue sur le score de 4-3. Les célébrations étaient euphoriques mais aussi familières. L'équipe de Luis Enrique avait une fois de plus démontré sa maîtrise des 12 mètres, une compétence qui avait été cruciale lors de leur précédent parcours vers le titre.

Cette victoire inscrit le nom du PSG aux côtés des véritables géants européens. Ils sont devenus seulement le neuvième club à remporter des Coupes d'Europe consécutives, rejoignant une liste d'élite comprenant le Real Madrid (deux fois, 1956-60 et 2016-18), Benfica, l'Inter Milan, l'Ajax, le Bayern Munich, Liverpool, Nottingham Forest et l'AC Milan. Pour un club qui a dominé le football français mais a longtemps cherché une validation continentale, les titres consécutifs les élèvent dans une stratosphère différente.

Le pari d'Arteta dans le onze de départ a failli offrir le prix ultime. En déployant Havertz comme faux neuf mobile a donné à Arsenal un avantage précoce, et la structure défensive disciplinée a frustré le PSG jusqu'à ce penalty décisif. Pourtant, le football peut être cruel, et l'attente des Gunners pour un premier titre de Ligue des champions s'étendra sur une deuxième décennie. Ils regretteront les fines marges — le poteau, les tirs contrés, l'écho obsédant de Paris 2006.

Pour le PSG, le couronnement à Budapest confirme une nouvelle ère. Avec un effectif mêlant talent de classe mondiale et expérience durement acquise, ils ont fait taire les sceptiques qui remettaient en question leur mentalité. La perte de Dembélé avant les prolongations aurait pu être un coup fatal, mais elle a plutôt souligné la résilience collective qui définit désormais cette équipe. Ils sont champions consécutifs, et ce n'est plus une surprise — c'est une déclaration.

D'après un reportage de L'Équipe.