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Le Rondônia adopte la « loi Marta Isabelle » pour retrouver

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Inspirée par le tragique cas d'une adolescente torturée à mort, la nouvelle loi du Rondônia impose des recherches actives des enfants absents de l'école

L'État du Rondônia a franchi une étape législative décisive pour protéger ses plus jeunes habitants. Les services du gouverneur ont officiellement sanctionné la « loi Marta Isabelle », une nouvelle politique publique conçue pour localiser systématiquement les enfants et adolescents non scolarisés. Cette mesure proactive répond directement à un crime horrible qui a exposé des lacunes critiques du système.

La loi tire son nom et son urgence du cas de Marta Isabelle dos Santos. Les enquêtes ont révélé que l'adolescente avait été retirée de l'école par son père et sa belle-mère, qui l'ont ensuite retenue captive et soumise à la torture jusqu'à sa mort. Son isolement est passé inaperçu, soulignant un dangereux manque de mécanismes pour suivre les élèves qui disparaissent du milieu éducatif.

Au cœur de la nouvelle législation, un protocole formel de « recherche active » est établi. Ses principaux objectifs sont d'identifier tous les enfants d'âge scolaire obligatoire non inscrits dans les réseaux scolaires publics ou privés. De plus, elle impose de localiser les élèves qui ont abandonné leurs classes et de notifier immédiatement les autorités compétentes.

Une fois qu'un enfant est identifié comme manquant dans le système scolaire, la loi définit des étapes claires. Les équipes doivent élaborer et mettre en œuvre des stratégies pour la réintégration sécurisée de l'élève en classe. Ce processus comprend un suivi constant de l'assiduité et des mesures pour garantir la présence continue de l'élève à l'école à l'avenir.

La mise en œuvre efficace de cette politique de recherche repose sur une approche coordonnée et multi-agences. La loi encourage l'intégration entre divers secteurs de l'État, notamment l'éducation, l'assistance sociale, la santé et la sécurité publique. Pour élargir sa portée, le gouvernement de l'État est autorisé à conclure des accords avec les municipalités, les agences fédérales, les organisations non gouvernementales, les églises et les associations communautaires.

Les responsabilités sont clairement définies pour les différentes parties prenantes. Les établissements d'enseignement publics et privés doivent surveiller activement l'assiduité des élèves et suivre les processus de transfert pour confirmer l'inscription dans les écoles de destination. Les organisations de la société civile, les entités de santé et les groupes philanthropiques sont chargés de demander l'identification et une preuve d'inscription à jour pour les mineurs dont ils ont la charge.

Même les organisations communautaires et religieuses ont un rôle. Les églises, les projets sportifs et les centres culturels doivent désormais demander une déclaration scolaire aux participants pour les activités sociales, récréatives ou sportives, ou pour la réception de dons et de prestations de leurs propres programmes sociaux. Cela crée de multiples points de contrôle pour identifier les enfants en dehors du système.

Un élément crucial de la loi est le protocole de signalement obligatoire. Toutes les parties impliquées sont légalement tenues de communiquer toute incohérence, tout signe d'abandon scolaire ou toute situation de violence au Conseil de protection de l'enfant et de l'adolescent (Conselho Tutelar) avec la plus grande urgence. Dès réception d'un tel signalement, le Conseil et les agences de sécurité publique doivent immédiatement lancer une recherche de l'élève et prendre des mesures pour assurer son retour sécurisé à l'école.

Basé sur un reportage de g1.