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Pourquoi la Juve a manqué la Ligue des champions : chaos du

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La Juventus a été éliminée de la Ligue des champions après les victoires de la Roma et de Côme ; leur derby au Torino a été retardé par la violence des ultras

La Juventus a vu ses derniers espoirs de Ligue des champions officiellement anéantis lors d'une dernière journée surréaliste, alors qu'une victoire 2-1 dans le derby à Turin s'est avérée sans importance au vu des résultats dramatiques ailleurs. Les buts précoces de la Roma et de Côme ont signifié que les Bianconeri étaient mathématiquement exclus du top 4 avant la mi-temps, les condamnant à une autre saison de Ligue Europa. Le match lui-même a été éclipsé par de graves troubles dans les tribunes qui ont retardé le coup d'envoi d'une heure et forcé les supporters de la Juventus à quitter le stade.

La soirée avait commencé dans le chaos lorsque des affrontements entre ultras à l'extérieur de l'Olimpico Grande Torino ont laissé un supporter de la Juventus de 45 ans hospitalisé avec une blessure à la tête, provoquée, selon les rapports, par une bouteille en verre jetée. Le supporter a été transporté en chirurgie dans un état « code rouge », bien que des rapports ultérieurs aient indiqué que sa vie n'était pas en danger. Avec l'évacuation des supporters visiteurs et une situation tendue entre les groupes de supporters, les autorités locales et la Lega Serie A ont finalement repoussé l'heure du coup d'envoi à 21h45 — une heure plus tard que l'horaire prévu de 20h45 — et ont ordonné que le match se déroule à huis clos pour le secteur visiteurs.

Même après le coup d'envoi retardé, la menace d'une invasion de terrain planait. Les ultras de la Juventus, qui étaient brièvement revenus dans les tribunes, ont menacé d'envahir le terrain si le match avait lieu, incitant les stadiers à former une corde fine et inadéquate. Les lumières du stade se sont brièvement éteintes alors que les joueurs attendaient dans le tunnel, soulignant le sentiment de désarroi. Le Torino est entré sur le terrain en maillot de match, tandis que les joueurs de la Juventus portaient des vêtements d'échauffement en attendant une décision finale sur la sécurité.

Lorsque le jeu a enfin commencé, les deux entraîneurs — Roberto D'Aversa pour les hôtes et Luciano Spalletti, sous pression, pour la Juventus — ont dû gérer les conséquences psychologiques. Spalletti était déjà confronté à des maux de tête de sélection : Kenan Yildiz a été écarté en raison d'une blessure, tandis que le défenseur Gleison Bremer purgeait une suspension, forçant un remaniement. Le Torino s'est aligné en 3-4-1-2 avec Paleari dans les buts, Ismajli et Ebosse dans la défense à trois, et Simeone associé à Zapata en attaque ; la Juventus a adopté un 4-2-3-1, avec Perin dans les buts, une défense improvisée composée de Kalulu, Gatti, Kelly et Cambiaso, et Vlahovic en pointe.

Les Bianconeri ont frappé les premiers à la 23e minute, Vlahovic terminant calmement du pied droit après une combinaison rapide avec Khephren Thuram. Ce fut un moment de qualité clinique qui a momentanément dissipé la morosité, mais le classement en direct racontait une histoire différente. À ce moment-là, la Roma avait pris la tête contre Vérone grâce à Malen — qui a marqué sur le rebond après avoir raté un penalty — et Côme menait à Crémone grâce à Rodriguez. Simultanément, Cagliari était en tête à San Siro contre Milan, compliquant les espoirs des Rossoneri et éloignant encore plus la Juventus des places de Ligue des champions.

Cinq minutes après le début de la seconde période, Vlahovic a doublé la mise, à nouveau assisté par Francisco Conceição en contre-attaque, pour porter le score à 2-0. Pourtant, toute véritable célébration a été atténuée, car les mises à jour des autres matches ont confirmé le pire : la Roma et Côme ont toutes deux accru leur avance, rendant le Derby della Mole sans enjeu en termes de qualification pour la Ligue des champions. La tête de Cesare Casadei à la 60e minute sur un corner d'Obrador a donné un but de consolation au Torino, mais le score final de 2-1 était un succès creux pour les visiteurs.

Pour Spalletti, le résultat met une pression énorme sur son poste. L'ancien champion de Naples avec Napoli avait parlé avant le match de l'importance du derby et des conséquences de l'échec à atteindre la Ligue des champions, laissant entendre que son avenir serait évalué. « Manquer la première compétition européenne est un coup dur pour un club de la stature et de l'ambition de la Juventus », a déclaré une source proche du club, reflétant les dégâts financiers et sportifs de la Ligue Europa pour une troisième saison consécutive.

La violence à l'extérieur du stade suscitera inévitablement de sérieuses questions. Les incidents entre les deux groupes d'ultras ont une longue histoire, et la décision de programmer ce derby en soirée — plutôt qu'en après-midi, comme cela a été préféré ces dernières années précisément pour des raisons de sécurité — sera examinée. Le chef de la police et les dirigeants du club, dont le PDG de la Juventus Jean-Claude Comolli, ont été vus en discussion urgente avant le coup d'envoi retardé. Comolli a ensuite accordé des interviews télévisées dans lesquelles il a abordé à la fois le match et les scènes troublantes de la journée, condamnant la violence et exprimant sa sympathie pour le supporter blessé.

Pendant que la Juventus pansait ses blessures, la dernière journée a été un conte de fées pour Côme, dont la victoire sous Cesc Fàbregas a obtenu une improbable place en Ligue des champions et envoyé Crémone en Serie B. La Roma a tenu bon pour terminer sa remontée tardive, et la défaite surprise de Milan à domicile contre Cagliari a fait chuter le septuple champion d'Europe à la sixième place, une fin presque aussi désastreuse que la cinquième place de la Juve. Les sorts changeants résumaient une saison chaotique où seuls quelques points séparaient la gloire du désastre.

Alors que la saison 2025-26 touche à sa fin, la Juventus doit maintenant faire face à la réalité d'un nouvel été de reconstruction sans l'attrait de la Ligue des champions. La vue d'un groupe de joueurs abattus quittant le terrain après une victoire en derby, tandis que leurs rivaux célébraient ailleurs, était une image poignante. La victoire sur le Torino, obtenue dans des conditions surréalistes et hostiles, ne sera qu'une note de bas de page dans une saison définie par des occasions manquées et des troubles hors du terrain.

Basé sur des rapports de Tuttosport.