Le point culminant d'une saison de Serie A pleine de rebondissements voit l'AS Roma se déplacer au Stadio Marcantonio Bentegodi pour affronter l'Hellas Vérone dimanche soir, avec un retour en UEFA Champions League après sept longues saisons à portée de main. Une victoire contre les Gialloblù déjà relégués confirmerait une place dans le top quatre, dépassant la Juventus et mettant fin à l'absence prolongée du club de l'élite européenne.
L'équipe de Gian Piero Gasperini a parfaitement chronométré sa course. Un triomphe 2-0 dans le derby contre la Lazio, grâce à un doublé de Gianluca Mancini, couplé à la défaite surprise de la Juventus à domicile contre la Fiorentina (0-2) a propulsé la Roma à la quatrième place avec 70 points. Cela les place à égalité avec l'AC Milan et à deux points d'avance sur les Bianconeri et le Côme, avant les 90 dernières minutes de la saison. L'équation est simple : gagner et la Ligue des champions revient au Stadio Olimpico.
La résurgence de la Roma sous Gasperini s'est construite sur une redoutable fin de saison. Les Giallorossi ont remporté cinq de leurs six derniers matchs, montrant un mélange de solidité défensive et de flair offensif qui manquait plus tôt dans la saison. La victoire dans le derby, en particulier, a mis en évidence leur force mentale, alors qu'ils ont résisté à la pression initiale avant que l'expertise de Mancini sur coups de pied arrêtés ne fasse la différence. Maintenant, le dernier obstacle est un match à l'extérieur contre une équipe qui n'a rien à perdre.
La relégation de l'Hellas Vérone a été confirmée il y a des semaines, mais l'équipe de Paolo Sammarco a refusé de partir sans se battre. Lors de leurs deux derniers matchs à domicile, ils ont surpris la ligue en tenant la Juventus et l'Inter Milan en échec 1-1, démontrant que la fierté et le professionnalisme restent intacts. Le public du Bentegodi exigera une performance pour honorer leur statut de Serie A, et la Roma doit se méfier d'un adversaire libéré de la pression.
Les compositions officielles reflètent le pragmatisme tactique de Gasperini et l'intention de Vérone de sortir avec dignité. La Roma se présente dans sa formation habituelle en 3-4-2-1 : Svilar dans les buts ; une défense à trois composée de Ghilardi, Mancini et Hermoso ; Celik et Rensch comme latéraux ; Cristante et Pisilli au milieu de terrain central ; Soulé et Dybala derrière l'attaquant Malen. Le duo argentin sera chargé de déverrouiller une défense de Vérone qui a montré une organisation redoutable.
Vérone répond avec un dispositif en 3-5-2 : Montipò dans les buts ; Valentini, Edmundsson et Nelsson forment le trio défensif ; Frese, Lovric, Harroui, Akpa Akpro et Belghali constituent le milieu à cinq ; Suslov et Bowie mènent l'attaque. Les hôtes chercheront probablement à frustrer la Roma et à frapper en contre, la vitesse de Bowie étant une menace potentielle contre une défense romaine qui a parfois été prise de haut.
Le duel clé pourrait opposer le pivot créatif de la Roma, Paulo Dybala, au solide milieu de terrain de Vérone. Dybala retrouve sa meilleure forme en fin de saison, et sa capacité à se glisser dans les espaces et à délivrer des passes précises pourrait décider du match. Si Vérone lui laisse le temps de jouer, les conséquences pourraient être fatales pour tout espoir de victoire d'adieu.
Pour la Roma, l'importance de ce match dépasse une seule saison. Un retour en Ligue des champions apporte non seulement un immense prestige mais aussi des revenus vitaux qui peuvent alimenter les ambitions du club sous la propriété du groupe Friedkin. Après sept années dans le désert - allant des déceptions en Europa League à un triomphe en Conference League - la chance de rejoindre la table d'honneur du continent marque un moment clé dans l'histoire moderne du club.
Gasperini a mis en garde ses joueurs contre tout excès de confiance, soulignant que Vérone traitera ce match comme sa propre finale de coupe. « Nous avons travaillé toute la saison pour ce moment », aurait-il pu dire à son groupe avant. « Respectez l'adversaire, restez concentrés et exécutez notre plan de jeu. » Sa propre réputation de maître du football offensif et à haute intensité sera renforcée s'il parvient à réaliser ce que ses prédécesseurs n'ont pas pu.
Inversement, Sammarco aura rappelé à son équipe qu'elle doit une performance à ses supporters. Le Bentegodi a été témoin de plusieurs résultats mémorables cette saison malgré la relégation finale, et finir avec une « scalp » apporterait une once de consolation. Les Gialloblù n'ont encaissé qu'un seul but lors de leurs deux derniers matchs à domicile contre des rivaux du top quatre - une statistique qui exige que la Roma ne prenne rien pour acquis.
Alors que le coup d'envoi de 20h45 approche, la tension à Vérone sera palpable. Pour les supporters de la Roma du monde entier, l'attente a été trop longue. La dernière apparition du club en Ligue des champions remonte à la saison 2018-19, et depuis lors, une série de fausses aurores ont mis à l'épreuve la patience de la Curva Sud. Ce soir offre une rédemption, et les hommes de Gasperini ont 90 minutes pour la saisir.
Le match sera diffusé en direct exclusivement sur Dazn et Sky Dazn (canal 215), garantissant qu'un public mondial pourra assister au point culminant de la saison de Serie A. Avec le titre de champion déjà décidé, la lutte pour les places en Ligue des champions offre un sous-plot passionnant qui résume le drame du football italien. Pour la Roma, il ne s'agit pas seulement de trois points - il s'agit de retrouver une place parmi l'élite.
Basé sur un rapport de Tuttosport.