Une récente inspection du travail dans la zone rurale de Mucajaí, dans le sud du Roraima, a mis en lumière des conditions de travail préoccupantes dans une carrière d'extraction de roche. L'opération, menée par la Superintendência Regional do Trabalho e Emprego, a découvert huit travailleurs œuvrant dans ce que les autorités décrivent comme des circonstances précaires. La scène dressait un tableau sombre d'un travail manuel sans protections de base.
Les travailleurs ont été trouvés travaillant sans aucun équipement de protection individuelle, une exigence fondamentale pour un travail aussi dangereux. Ils manquaient d'uniformes appropriés et n'avaient accès à aucune installation sanitaire de base. Leurs outils étaient manuels, utilisés pour couper de gros morceaux de roche, et l'inspection a noté que les ciseaux essentiels étaient rouillés. Un abri de fortune en paille, soutenu par une seule pièce de bois, servait de seul espace de repos sur le site.
L'arrangement financier pour ces travailleurs était tout aussi troublant. Selon leur témoignage aux inspecteurs, ils travaillaient selon un horaire basé sur la demande sans salaire mensuel fixe. Leur rémunération était calculée uniquement sur la quantité de roche qu'ils produisaient, un système qui expose les travailleurs à une instabilité de revenus extrême et à une exploitation potentielle.
Les conditions de vie dans le logement de la carrière ont été décrites comme médiocres. Les inspecteurs ont trouvé une maison utilisée comme dortoir où des bouteilles et du matériel étaient éparpillés. La cuisine montrait des signes de stockage et de préparation irréguliers des aliments, et la structure globale indiquait un possible surpeuplement et de nombreuses irrégularités.
L'inspection a été un effort significatif, impliquant dix agents du travail et le soutien de la police fédérale. Le propriétaire de la carrière n'a pas été localisé pendant l'opération. L'inspecteur principal Rubens Patróni a déclaré que l'équipe évalue maintenant si la situation constitue un travail analogue à l'esclavage, un crime grave en droit brésilien.
Indépendamment de cette détermination finale, les conditions ont été jugées hautement précaires. Un rapport détaillé est en cours de préparation, qui inclura la délivrance des avis d'infraction respectifs. Cette documentation sera transmise aux principales autorités fédérales, notamment le ministère public fédéral, le ministère public du travail et le procureur général de l'Union, pour d'éventuelles poursuites judiciaires.
Cette affaire s'ajoute à l'examen minutieux en cours des pratiques de travail dans l'État. Le Roraima compte actuellement 14 noms sur la « liste sale » du gouvernement fédéral des entités citées pour travail assimilable à l'esclavage, un document public actualisé tous les six mois pour lutter contre cette exploitation. Les conclusions de Mucajaí soulignent les défis persistants pour garantir des conditions de travail sûres et légales dans les industries extractives éloignées.
Basé sur un reportage de g1.