Le Toulouse Football Club avance rapidement pour sécuriser un nouvel entraîneur principal, et le tacticien danois Jens Berthel Askou est devenu le principal candidat pour remplacer le départ de Carles Martinez Novell. Askou, 43 ans, a attiré l'attention de la hiérarchie du TFC après avoir guidé Motherwell vers une impressionnante quatrième place en Scottish Premiership, obtenant ainsi une qualification européenne pour le club de Fir Park.
La première saison du Danois en Écosse a dépassé toutes les attentes. Motherwell, un club souvent éclipsé par le duopole Old Firm du Celtic et des Rangers, a terminé devant plusieurs équipes plus en vue, talonnant seulement les deux géants de Glasgow et la surprise Heart of Midlothian. Leur style offensif et intense a résonné auprès des supporters, et la perspicacité tactique d'Askou s'est pleinement manifestée lors d'une rencontre dramatique contre le Celtic lors de l'avant-dernière journée. Motherwell a tenu tête aux champions, seulement privé d'un résultat historique par un penalty controversé dans le temps additionnel qui a permis au Celtic d'arracher une victoire 3-2.
Kyrk Macmillan, le président de Motherwell, a souligné le talent d'Askou pour le développement des joueurs. 'Il a fait débuter 26 joueurs au plus haut niveau en cinq saisons et demie', a noté Macmillan, soulignant la volonté de l'entraîneur de faire confiance à la jeunesse et aux nouveaux talents. Cette philosophie s'aligne parfaitement avec l'éthos de Toulouse, un club réputé pour sa formation académique et son recrutement avisé.
Le parcours d'Askou jusqu'au seuil du poste d'entraîneur de Toulouse est loin d'être conventionnel. Après avoir débuté sa carrière d'entraîneur dans les clubs danois de Vendsyssel et Horsens, il a relevé un défi distinctif en 2020 en dirigeant HB Torshavn aux Îles Féroé. Là, il a orchestré un doublé national, remportant à la fois le titre de champion et la coupe – un exploit remarquable qui a démontré sa capacité à tirer le maximum de ressources limitées.
Ce succès lui a ouvert les portes de certains des clubs les plus prestigieux de Scandinavie. Il a été entraîneur adjoint au Sparta Prague, s'exposant aux compétitions européennes, puis au FC Copenhague, où il a contribué à l'un des clubs phares du Danemark. Un poste d'entraîneur principal à l'IFK Göteborg en Suède a ensuite élargi son portfolio, mais c'est son passage à Motherwell qui a véritablement élevé sa réputation.
La quatrième place de Motherwell marque seulement le troisième top-six du club au cours de la dernière décennie, mettant fin à une longue disette de nuits européennes. Le football agressif et offensif d'Askou a attiré l'attention non seulement pour ses résultats mais aussi pour sa valeur divertissante. Ses équipes pressent sans relâche, prospèrent en transition et n'ont pas peur de pousser les joueurs vers l'avant – un modèle qui pourrait bien se transposer en Ligue 1, où l'athlétisme et le rythme sont des atouts prisés.
Pour Toulouse, la nomination d'Askou représenterait une déclaration d'intention audacieuse. Depuis son retour dans l'élite, le club a cherché à s'imposer comme une force stable et compétitive, s'appuyant souvent sur un mélange de jeunesse et d'expérience. Le bilan d'Askou à surpasser les attentes avec des budgets modestes correspond au profil d'un entraîneur qui pourrait emmener le TFC au niveau supérieur, potentiellement en visant une place dans le top half et des parcours en coupe.
Ce mouvement comporte également des risques inhérents. S'adapter aux rythmes uniques du football français, à la pression médiatique et à la pression de diriger un club avec un soutien passionné mettra à l'épreuve le courage d'Askou. Pourtant, son calme et sa préparation minutieuse, affinés à travers diverses cultures footballistiques, suggèrent qu'il est bien équipé pour relever le défi. Les prochains jours révéleront si la poursuite de Toulouse aboutit à un accord formel.
Basé sur des reportages de L'Équipe.