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Joueurs français en Saudi League : 3 champions et acteurs

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Les joueurs français ont eu un impact énorme en Arabie Saoudite 2024-25 : Hernandez a remporté la King's Cup, Coman a cumulé 10 buts et 11 passes décisives

La saison 2024-25 de la Saudi Pro League a marqué un nouveau chapitre audacieux dans l'évolution footballistique du pays, avec le talent français jouant un rôle de premier plan. Des célébrations de titre aux exploits individuels, une cohorte de Bleus passés et présents a laissé son empreinte à travers le royaume désertique. Les champions Mohamed Simakan et Kingsley Coman ont montré la voie, tandis que Theo Hernandez a soulevé un trophée de manière spectaculaire. Alors que la campagne se termine, une évaluation complète de ces exportations françaises révèle un mélange de succès établis et d'adaptation prometteuse.

Mohamed Simakan, le défenseur central né à Marseille, a consolidé son statut de pilier de l'équipe championne d'Al-Nassr. Le joueur de 26 ans a débuté ses 28 apparitions en championnat, contribuant trois buts et une présence défensive inébranlable. Sa régularité a aidé Al-Nassr à décrocher le titre le dernier jour avec une victoire 4-1 contre Damac. À ses côtés, Kingsley Coman a eu un impact immédiat lors de sa première saison saoudienne, cumulant 10 buts et 11 passes décisives en 30 matchs pour terminer comme le cinquième meilleur passeur du championnat. Pourtant, malgré ces chiffres impressionnants, les performances de Coman n'ont pas suffi à lui valoir une convocation pour la prochaine campagne de Coupe du Monde de la France, soulignant la concurrence féroce au sein du dispositif national.

La première année de Theo Hernandez à Al-Hilal a été tout simplement spectaculaire. Le latéral gauche, capable d'évoluer comme piston, a participé à 31 matchs, ajoutant cinq buts et deux passes décisives. Son moment de gloire est survenu en finale de la King's Cup, où son tir décisif a assuré une victoire 2-1 contre Al-Kholood et offert la coupe nationale. La transition en douceur de Hernandez vers le football saoudien a non seulement renforcé l'armoire à trophées d'Al-Hilal, mais a également assuré sa place dans l'équipe de France pour la Coupe du Monde, témoignage de sa qualité durable sur la scène mondiale.

Karim Benzema, à 38 ans, a continué à défier l'âge. Nommé meilleur joueur de la Saudi Pro League la saison précédente devant Cristiano Ronaldo, l'ancien attaquant du Real Madrid est resté une figure emblématique. Il a commencé la campagne à Al-Ittihad avant un transfert en cours de saison à Al-Hilal en février, mais son rendement a à peine baissé : 24 matchs ont donné 17 buts. L'influence de Benzema dépassait ses buts ; son expérience et son leadership étaient des atouts inestimables, et il a obtenu une autre nomination pour la plus haute distinction individuelle du championnat, soulignant sa domination soutenue.

Moussa Diaby, autre joueur vedette d'Al-Ittihad, a prouvé sa valeur malgré trois matchs de suspension. L'ancien ailier du Paris Saint-Germain a été presque omniprésent, débutant presque tous les matchs de championnat du club de Djeddah et totalisant quatre buts et huit passes décisives. Pendant ce temps, Alexandre Lacazette s'est remarquablement adapté à la vie à Neom, quittant Lyon il y a un an. L'attaquant a été directement impliqué dans 17 buts—11 des siens et six passes—démontrant que ses instincts de prédateur restaient aiguisés dans un nouvel environnement.

Moussa Dembélé, lors de sa troisième saison saoudienne, a inscrit neuf buts en 22 matchs pour Al-Ettifaq, bien que son avenir soit incertain avec son contrat expirant. Bien que ses chiffres soient modestes selon ses standards, il a fourni une option offensive fiable pour une équipe qui a terminé en milieu de tableau. Ailleurs, Angelo Fulgini a discrètement excellé en prêt du RC Lens à Al-Taawon, accumulant 10 passes décisives et cinq buts en 30 apparitions, devenant une force créative indispensable.

Les héros méconnus du contingent français méritent d'être reconnus. Yoann Barbet, l'ancien défenseur des Girondins de Bordeaux, n'a quasiment pas manqué une minute pour Al-Riyadh, jouant 32 des 34 matchs de championnat et ajoutant deux buts. Yacine Adli, également ex-Bordelais, s'est rapidement adapté à son nouveau club, faisant 26 apparitions, bien que son rendement—un but et trois passes décisives—reflète un rôle plus de soutien. Leur professionnalisme et leur constance ont apporté de la stabilité à leurs équipes respectives.

Une vague de jeunes talents français a également testé les eaux saoudiennes. Nathan Zézé, le défenseur central de 20 ans qui a rejoint Neom de Nantes pour 20 millions d'euros, a disputé 31 matchs dans une défense par ailleurs perméable qui a encaissé 48 buts. Saïmon Bouabré a rejoint Al-Hilal de Neom en hiver, acquérant une expérience précieuse aux côtés de Benzema avec 22 matchs et un but solitaire. Enzo Millot, 23 ans, a connu une saison mitigée : il a bien débuté avec Al-Ahli, remportant la Super Coupe d'Arabie Saoudite, mais est parfois tombé en disgrâce, terminant avec trois buts et trois passes décisives en 24 matchs. Valentin Atangana, arrivé de Reims pour 25 millions d'euros en septembre, a surmonté un départ lent pour inscrire cinq buts en 23 matchs pour Al-Ahli, laissant entrevoir son potentiel.

Cependant, toutes les opérations ne portent pas leurs fruits. Mathieu Patouillet, le gardien de but de 22 ans, a enduré une saison sans une seule apparition en championnat pour Al-Hilal. Sa décision de quitter Lyon pour le géant saoudien a soulevé des questions sur la sagesse d'un tel mouvement à un stade formateur de sa carrière. Le manque de temps de jeu pourrait freiner son développement, servant d'avertissement pour d'autres jeunes prospects envisageant des sauts similaires.

Dans l'ensemble, l'influence française dans la Saudi Pro League continue de croître, motivée à la fois par les incitations financières et le désir de nouveaux défis. Alors que des piliers comme Benzema et Hernandez ont maintenu des standards d'élite, des jeunes joueurs comme Zézé et Atangana ont utilisé la plateforme pour acquérir de l'expérience. Les sorts mitigés de Coman et Patouillet illustrent les risques et les récompenses de cet exode footballistique. Alors que le profil mondial du championnat monte, les performances de ces stars françaises seront scrutées de près, surtout avec la Coupe du Monde à l'horizon. D'après un rapport de L'Equipe.