Le RC Lens a subi un sérieux revers avant la finale de la Coupe de France, avec la confirmation que le défenseur clé Samson Baidoo manquera le choc contre l'OGC Nice. Le défenseur central autrichien a boité lors du match de championnat de mercredi contre le Paris Saint-Germain, et des examens ultérieurs ont révélé une blessure aux ischio-jambiers qui l'exclut du rendez-vous au Stade de France.
La finale, prévue vendredi soir, représente une occasion en or pour Lens de remporter son premier trophée majeur depuis la Coupe de la Ligue 1998-1999. Pour Nice, c'est l'occasion de mettre fin à une longue attente. L'absence de Baidoo prive Lens d'un élément clé de sa défense, un joueur dont la vitesse de récupération et le jeu aérien ont été essentiels à la solidité défensive tout au long de la campagne.
Baidoo, 23 ans, a connu une saison frustrante marquée par des problèmes aux ischio-jambiers. Plus tôt dans la saison, il a manqué onze matchs entre fin janvier et mi-avril après avoir blessé son ischio-jambier droit. Il venait tout juste de retrouver sa place dans le onze de départ, jouant trois matchs consécutifs avant ce dernier coup dur. Le défenseur avait exprimé son soulagement d'être à nouveau en forme, rendant cette nouvelle blessure d'autant plus dévastatrice.
La blessure est survenue vers l'heure de jeu au Parc des Princes. Selon les rapports, Baidoo a ressenti une vive douleur à l'ischio-jambier gauche en courant vers l'arrière, ce qui l'a immédiatement poussé à faire signe au banc. Il a été remplacé avant le coup de sifflet final, et bien que Lens ait continué à lutter, la vue de leur défenseur stoïque quittant le terrain était un signe inquiétant du diagnostic qui allait suivre.
Les examens médicaux ont confirmé la nouvelle redoutée : une lésion de l'ischion du côté gauche, semblable à celle du côté droit qui l'a éloigné des terrains pendant trois mois. Ces blessures nécessitent généralement au moins deux à trois semaines de récupération, ne laissant à Baidoo aucune chance de participer à la finale. Le staff médical du club travaille maintenant à déterminer la gravité exacte, ce qui gouvernera également son calendrier de réadaptation.
Pour l'entraîneur de Lens, Will Still, la préoccupation immédiate est de savoir qui remplacera Baidoo au cœur de la défense. Le candidat probable est Jonathan Gradit, qui a bien remplacé cette saison. Cependant, Gradit n'a pas la puissance physique brute et la vitesse de récupération de Baidoo, surtout face à une attaque niçoise comprenant des joueurs comme Terem Moffi et Jérémie Boga. Still pourrait devoir ajuster son dispositif tactique, peut-être en alignant une ligne défensive plus basse pour compenser la perte de vitesse. La menace aérienne que Baidoo neutralisait pourrait également voir Nice cibler Lens sur coups de pied arrêtés en son absence.
« C’est une nouvelle terrible », a confié une source proche du vestiaire à L’Equipe. « Samson était tellement déterminé à aider l'équipe à gagner quelque chose cette année, surtout après sa première blessure. Il est dévasté. » L'ambiance au club est faite de détermination tranquille mêlée à une réelle tristesse pour un joueur qui s'est tant battu.
Au-delà de la finale, la participation de Baidoo à la Coupe du monde cet été avec l'Autriche est désormais incertaine. Le diagnostic initial n'est pas assez définitif pour l'exclure du tournoi, mais le calendrier est serré. Le staff médical autrichien suivra de près ses progrès, conscient qu'une récidive pourrait mettre fin prématurément à sa saison. Pour un joueur devenu régulier en sélection, manquer une phase finale mondiale serait une pilule amère.
Lens aborde la finale en léger outsider, ayant terminé la saison de Ligue 1 à la septième place, tandis que Nice a obtenu une place dans le top quatre. C'était leur meilleure chance de remporter un trophée depuis des années, et la perte de Baidoo pourrait s'avérer décisive. L'histoire suggère que les finales de coupe se jouent souvent sur des détails, et un maillon manquant dans la chaîne peut être fatal. Cependant, Lens a déjà fait preuve de résilience, et leur esprit collectif, incarné par le propre retour de Baidoo, sera à nouveau mis à contribution.
Pour Baidoo, le chemin de la guérison recommence. Deux blessures identiques en une saison soulèvent des questions sur sa condition physique et sa charge de travail, questions que le staff de conditionnement du club abordera sans doute pendant l'intersaison. À court terme, il doit regarder depuis le banc ses coéquipiers poursuivre la gloire sans lui – une fin cruelle pour une campagne qui promettait tant.
La finale elle-même présente le récit de deux clubs luttant pour mettre fin à de longues attentes de trophée. Nice n'a pas gagné la Coupe de France depuis 1997, tandis que Lens a soulevé la coupe pour la dernière fois en 1998. L'absence d'un joueur du calibre de Baidoo ajoute une couche supplémentaire d'intrigue à un match déjà riche en scénarios. Les supporters des deux côtés retiendront leur souffle à l'approche du coup d'envoi, conscients que de telles opportunités ne se présentent pas souvent.
Alors que les équipes se préparent à en découdre, le spectre de la blessure de Baidoo plane. Dans le football, le timing est crucial, et pour l'international autrichien, ce dernier revers ne pouvait pas arriver à un pire moment. Basé sur des reportages de L'Equipe.