Le directeur de l'équipe McLaren, Andrea Stella, a publiquement plaidé pour une révision substantielle des réglementations des unités de puissance de la Formule 1. Dans une déclaration récente, il a présenté une vision de changements techniques qu'il juge essentiels pour l'amélioration globale du sport, suggérant un calendrier réaliste de deux ans pour leur mise en œuvre.
La proposition de Stella se concentre sur deux domaines interconnectés : la régulation de l'alimentation en carburant et la gestion de l'énergie électrique. Il soutient que des ajustements des règles de débit de carburant sont nécessaires pour libérer plus de puissance du moteur à combustion interne des unités hybrides. Cela, selon lui, serait une étape clé pour améliorer le spectacle et les performances des voitures.
Une partie importante de sa vision implique un changement fondamental dans la manière dont l'énergie électrique est déployée. Stella souligne un déséquilibre actuel où les équipes passent considérablement plus de temps à utiliser l'énergie électrique stockée qu'à l'accumuler. Il estime que cette dynamique limite les options stratégiques et le potentiel de performance global.
Pour y remédier, Stella propose une augmentation marquée de la capacité de puissance des systèmes de récupération d'énergie. Il se demande si la limite actuelle de 350 kilowatts pourrait être portée à 400 voire 450 kilowatts. Une telle augmentation, selon lui, nécessiterait le développement et l'utilisation de batteries de plus grande capacité pour stocker la plus grande quantité d'énergie récupérée.
Les commentaires du patron de McLaren soulignent un désir parmi certains dans le paddock que la prochaine génération d'unités de puissance donne la priorité à la fois à la puissance brute et à une gestion de l'énergie plus sophistiquée. L'objectif serait de créer des voitures plus rapides et plus complexes sur le plan stratégique, récompensant les équipes qui peuvent le mieux optimiser l'équilibre entre la combustion et l'énergie électrique.
Ces suggestions surviennent alors que le sport continue de définir les réglementations techniques pour sa future formule moteur, prévue pour être introduite dans les années à venir. L'appel de Stella pour un délai de mise en œuvre de deux ans indique un sentiment d'urgence pour commencer à façonner la prochaine ère de la technologie de la F1.
Basé sur des rapports de Чемпионат.com.