Mesut Özil, le maestro du milieu de terrain allemand, a officiellement pris sa retraite du football international le 25 juillet 2018, par le biais d'une annonce sincère sur Twitter. Il a cité le racisme et le manque de respect comme les forces motrices derrière sa décision, mettant fin à un mandat de neuf ans avec l'équipe nationale marqué à la fois par le talent et la controverse.
L'étincelle de cette retraite a été allumée en mai 2018 lorsque Özil et son coéquipier İlkay Gündoğan, tous deux d'origine turque, ont rencontré le président turc Recep Tayyip Erdoğan à Londres. Cette séance photo a suscité de vives critiques de la part des fans et des médias allemands, entraînant des huées dirigées contre les joueurs lors des matchs précédant la Coupe du monde. Özil a déclaré avoir reçu des courriers haineux et des menaces par la suite, qu'il a décrits comme des attaques profondément personnelles qui ont érodé son sentiment d'appartenance.
Dans sa déclaration émotionnelle, Özil a exprimé qu'il portait autrefois le maillot allemand avec une immense fierté et excitation, mais les événements récents l'ont laissé se sentir indésirable et manqué de respect. Il a précisé que la rencontre avec Erdoğan n'était pas motivée politiquement mais un geste de respect envers la plus haute fonction de sa patrie ancestrale, soulignant sa double identité d'Allemand d'origine turque. Il a fait remarquer avec pertinence qu'aux yeux de certains, il était allemand lorsque l'équipe gagnait mais immigrant lorsqu'elle perdait.
La carrière d'Özil avec l'Allemagne n'a rien de moins que stellaire. Il a fait ses débuts internationaux le 12 août 2009 contre l'Azerbaïdjan et a accumulé 92 sélections, marquant 23 buts. Figure clé de la victoire de la Coupe du Monde FIFA 2014 au Brésil, sa créativité et sa vision ont été essentielles au succès de l'Allemagne. Sa retraite laisse un vide important au milieu de terrain de l'équipe, supprimant l'un des meneurs de jeu les plus talentueux de sa génération.
La Fédération allemande de football (DFB) a répondu avec un mélange de regret et de gratitude. Dans leur déclaration, la DFB a reconnu le rôle crucial d'Özil dans le triomphe de la Coupe du Monde 2014 et a exprimé une profonde appréciation pour ses performances exceptionnelles. Cependant, ils ont également déploré sa décision de se retirer, soulignant la perte pour l'équipe nationale sans aborder directement les allégations de racisme dans leur réponse publique.
La dernière apparition d'Özil pour l'Allemagne a eu lieu lors d'une décevante défaite 2-0 contre la Corée du Sud lors de la Coupe du Monde FIFA 2018 en Russie. Cette défaite a vu les champions en titre éliminés dès la phase de groupes, un résultat choquant qui a ajouté à la tourmente entourant l'équipe. Le match a symbolisé une période difficile pour le football allemand, sur et en dehors du terrain, mettant en lumière les pressions de la compétition de haut niveau.
Les implications de la retraite d'Özil s'étendent au-delà du terrain, soulevant des questions critiques sur le racisme, l'intégration et le traitement des joueurs issus de milieux multiculturels dans le football européen. Pour l'Allemagne, une nation qui se targue de diversité, cet incident met en lumière les luttes en cours contre la discrimination et les identités complexes que les athlètes naviguent. Cela pourrait inciter à une réflexion au sein de la DFB sur la création d'un environnement plus inclusif pour tous les joueurs.
Alors que le monde du football réfléchit à l'héritage d'Özil, sa décision sert de rappel poignant des défis sociaux dans le sport. Ses réalisations en carrière restent célébrées, mais sa retraite souligne la nécessité d'une plus grande inclusivité et de respect dans le jeu. Basé sur des reportages du fil RSS English Wikinews..