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Open de France 2026 : Djokovic fait taire les sifflets

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Djokovic a surmonté des sifflets hostiles pour avancer, tandis que la tête de série n°2 Rybakina a été éliminée. Swiatek a progressé malgré 38 fautes directes

La quête de Novak Djokovic pour un quatrième titre à l'Open de France a pris un tournant dramatique mercredi alors que la légende de 39 ans a dominé une wild-card française combative et un public parisien hostile en s'imposant 6-3, 6-2, 6-7(7), 6-3 au deuxième tour, un match qui était à la fois un combat physique et une guerre psychologique. Le numéro un mondial, déjà porté par la quête d'un 25e titre du Grand Chelem en simple, s'est retrouvé dans une atmosphère volatile sur le Court Philippe-Chatrier, où la vaillante résistance de Valentin Royer et les huées partisanes ont transformé le match en un chaudron de tension. En faisant taire les spectateurs et en mimant un violon sur la dernière balle, Djokovic a une fois de plus montré sa capacité à se nourrir de la dissidence et à la faire taire.

Le match a commencé de manière routinière, Djokovic remportant les deux premiers sets avec une agression mesurée, laissant le 74e mondial Royer dépassé. Mais le Français, porté par un public de plus en plus bruyant, a sauvé plusieurs balles de match dans le tie-break du troisième set et l'a remporté 9-7 avec un coup droit fulgurant. Cette résistance a porté le volume à des niveaux assourdissants, et Djokovic a commencé à réagir visiblement – mettant un doigt sur ses lèvres après avoir gagné des points importants et se plaignant à l'arbitre de chaise lorsqu'un téléphone a sonné pendant son service. « Ils n'ont pas de respect, aucun respect », a-t-on entendu dire. L'irritation du Serbe n'a fait qu'intensifier les huées, mais il a tenu bon dans le quatrième set, breakant tôt et concluant l'affaire avant d'exécuter son célèbre geste du violon, un message disant que les huées étaient simplement de la musique à ses oreilles.

Après le match, Djokovic n'a pas caché son épuisement ni son mécontentement. « J'ai joué deux matches et j'ai l'impression d'avoir joué deux semaines », a-t-il déclaré, faisant référence aux conditions éprouvantes et à l'énergie émotionnelle dépensée. « Le public était pleinement impliqué et ce n'était pas facile pour moi. C'était une journée très chaude. J'espère ne pas jouer un autre Français ici ! » La citation souligne le défi unique d'affronter des favoris locaux à Paris, où les foules ont historiquement été impitoyables envers le grand Serbe. Un choc au troisième tour l'attend maintenant contre le Brésilien de 19 ans Joao Fonseca, qui a également survécu à un thriller en cinq sets, remontant un déficit de deux sets pour éliminer Dino Prizmic. Le contraste d'expérience et le décor parisien bruyant garantissent un autre affrontement électrique.

Ailleurs dans le tableau masculin, le Russe Andrey Rublev, tête de série n°11, s'est échappé avec une victoire difficile 6-1, 1-6, 6-3, 7-6(5) sur Camilo Ugo Carabelli dans un match physique qui a oscillé sauvagement. Le jeune Espagnol Rafael Jodar a continué sa marche impressionnante en battant James Duckworth en quatre sets. Cependant, l'image la plus alarmante est venue du Court 7, où le Tchèque Jakub Mensik s'est effondré dramatiquement avec de sévères crampes juste après avoir converti sa septième balle de match dans une épopée 6-3, 2-6, 6-4, 1-6, 7-6(13) contre Mariano Navone. Le corps du joueur de 20 ans s'est complètement bloqué, nécessitant des soins médicaux urgents et jetant une ombre sombre sur son exploit. L'incident a relancé les discussions sur le bien-être des joueurs et la nature épuisante du tennis en cinq sets sous des conditions caniculaires.

Chez les femmes, la championne en titre Iga Swiatek a fait juste assez pour écarter la Tchèque Sara Bejlek 6-2, 6-3, mais sa performance a été émaillée de 38 fautes directes – une statistique qui contredisait le score en deux sets. Swiatek, quadruple vainqueur de Roland-Garros qui n'a perdu que deux fois sur le site depuis 2020, a été particulièrement critique envers son service. « Je n'étais pas contente de mon premier service, je dois regarder ce qui s'est passé, je ne sentais pas bien le rythme de la balle donc je vais ajuster cela à l'entraînement », a-t-elle admis. La Polonaise, connue pour ses standards implacables, affrontera sa compatriote Magda Linette au prochain tour, après que Linette a surpris l'ancienne championne Jelena Ostapenko. Bien que Swiatek reste la grande favorite, ses erreurs inhabituelles suggèrent des vulnérabilités que les adversaires pourraient essayer d'exploiter.

Le tournoi féminin a perdu sa deuxième tête de série dans une surprise éclatante alors que l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva a éliminé Elena Rybakina 3-6, 6-1, 7-6(4). Rybakina, vainqueur de Wimbledon 2024 et l'une des rares joueuses capables de déstabiliser Swiatek, semblait partie pour une journée de routine en remportant le premier set, mais son jeu s'est délité dans le second. Starodubtseva, classée en dehors du top 50, a réagi et a ensuite comblé un déficit de 3-0 dans le troisième set pour forcer un super tie-break, où elle a fait preuve d'un sang-froid remarquable. Ce résultat plonge la moitié inférieure du tableau dans le chaos et élimine un obstacle majeur sur la route de Swiatek vers la finale. Pour l'Ukrainienne de 24 ans, c'est la plus grande victoire de sa carrière et une chance de tracer un parcours profond.

Les espoirs britanniques ont été douchés alors que Fran Jones s'est inclinée au deuxième tour face à la 27e tête de série Marie Bouzkova, 6-0, 7-6(3). Jones, qui avait versé des larmes de joie après sa première victoire historique dans le tableau principal d'un Grand Chelem contre Beatriz Haddad Maia deux jours plus tôt, a subi un début brutal, perdant 10 des 11 premiers jeux. Montrant du cran, elle a poussé le deuxième set à un tie-break, mais la constance de Bouzkova a été trop forte. Cette défaite laisse Katie Boulter comme dernière Britannique en simple; elle affronte Anastasia Potapova jeudi, portant le poids des attentes nationales.

Plusieurs autres joueuses ont fait des déclarations. La Suisse Belinda Bencic, tête de série n°11, a écarté Caty McNally 6-4, 6-0 sans difficulté, tandis qu'Elina Svitolina a prolongé sa série de victoires à huit matches après une victoire parfaite 6-0, 6-4 sur Kaitlin Quevedo. L'Ukrainienne, fraîchement titrée à l'Open d'Italie, est au sommet de sa forme au moment le plus opportun et semble une véritable menace dans un tableau très ouvert. L'Argentine Solana Sierra a également fait les gros titres en éliminant la 13e tête de série et ancienne finaliste Jasmine Paolini 3-6, 6-4, 6-3, se préparant un choc au troisième tour contre Sorana Cirstea.

En perspective, l'Open de France s'annonce passionnant. La querelle de Djokovic avec les fans – un thème récurrent à Paris – ajoute une couche supplémentaire de drame à sa quête d'histoire. Le duel à venir avec Fonseca, un frappeur intrépide, pourrait être un moment de passation de pouvoir ou une autre masterclass de résilience vétérane. Pour Swiatek, le manque de propreté dans ses frappes est une légère inquiétude, mais sa capacité à gagner en jouant mal est la marque d'une championne. Les sorties de Rybakina et Ostapenko réduisent considérablement la liste des challengers crédibles, bien que la forme de Svitolina et l'émergence de jeunes talents comme Sierra laissent présager des surprises potentielles. Alors que la chaleur persiste et que la deuxième semaine approche, Roland-Garros est déjà à la hauteur de sa réputation de tournoi du Grand Chelem le plus exigeant physiquement et mentalement.

Les premiers stades du tournoi ont également été marqués par le coût humain de la compétition d'élite. L'effondrement de Mensik, bien que n'ayant pas entraîné de blessure à long terme, rappelle brutalement les limites physiques repoussées par les joueurs dans des conditions extrêmes. Les organisateurs feront face à des questions croissantes sur la programmation et les politiques en matière de chaleur. Pendant ce temps, les récits émotionnels – des hauts et des bas en larmes de Jones aux batailles de Djokovic avec le public – continuent de captiver. À chaque tour qui passe, les enjeux augmentent, les foules deviennent plus bruyantes et la terre battue de Paris écrit de nouvelles légendes.

Basé sur des reportages de Sky Sports.