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Pourquoi l'Open d'Italie s'est terminé à 2h du matin : le

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La fumée des feux d'artifice de la Coppa Italia a retardé le quart de finale de l'Open d'Italie ; Luciano Darderi a battu Rafael Jodar après 2h du matin pour

Une soirée chaotique de programmation à Rome a vu le quart de finale de l'Open d'Italie entre Luciano Darderi et Rafael Jodar s'étendre jusqu'aux premières heures de vendredi matin, se concluant finalement juste après 2h du matin, heure locale, suite à un étrange retard de fumée provoqué par les feux d'artifice de la finale de la Coppa Italia voisine. L'interruption surréaliste – déclenchée par la victoire 2-0 de l'Inter Milan sur la Lazio – a créé un épais brouillard qui a recouvert le court de tennis, forçant un arrêt de près de 20 minutes et ajoutant un nouveau chapitre à la lutte continue du tennis avec les fins de soirée.

Le match avait déjà été repoussé par la pluie plus tôt, les joueurs entrant sur le court juste avant 23h. À peine installé dans le premier set, le quart de finale a ensuite été plongé dans la confusion alors qu'une fumée âcre dérivait du Stadio Olimpico, où l'Inter venait de remporter son triomphe en coupe nationale. Avec une visibilité se détériorant rapidement, Darderi a clairement exprimé ses frustrations aux officiels du match. « Je ne vois rien », a protesté l'Italien, alors que les caméras de ligne électroniques étaient également compromises, nécessitant une réinitialisation complète avant que le jeu puisse reprendre en toute sécurité.

Quand l'action a finalement repris, la perturbation a semblé faire pencher l'élan vers le jeune Jodar, qui a pris une avance de 5-2 dans le tie-break du premier set. Mais Darderi, puisant dans l'énergie d'un public local avide de distraction, a produit une remontée passionnante. Alimenté par un expresso siroté au bord du court pendant les changements de côté – une tactique originale qui est devenue un sujet de discussion – le joueur de 24 ans, classé 36e mondial, a enchaîné cinq points consécutifs pour s'emparer du set et prendre l'initiative.

Jodar, cependant, a refusé de s'effacer. Le jeune Espagnol a immédiatement débreaké dans le deuxième set et, après avoir sauvé deux balles de match, a réussi à égaliser en remportant le set 7-5. Sa résilience face au rythme haché en a dit long sur son potentiel, mais l'heure tardive et la fatigue cumulative de la rencontre stop-start ont finalement fait des dégâts.

Dans la manche décisive, Darderi a trouvé une autre vitesse. Utilisant son expérience et l'adrénaline de l'occasion, il a dominé depuis le fond du court, breakant tôt et ne regardant jamais en arrière. La résistance de Jodar a cédé, et un coup droit dans le filet sur la première balle de match du troisième set de Darderi a confirmé le passage de l'Italien en demi-finale de son premier Masters 1000, déclenchant des célébrations soulagées de la part des spectateurs fatigués mais ravis.

Cette victoire a marqué une étape importante dans la carrière de Darderi. Après des années à peiner sur le circuit Challenger, il n'est plus qu'à une victoire d'une finale prestigieuse, avec l'avantage supplémentaire d'affronter Casper Ruud – qui a également subi un quart de finale perturbé par la pluie contre Karen Khachanov. Le Norvégien, triple finaliste de Grand Chelem, constituera un test redoutable, mais le sang-froid extraordinaire de Darderi dans des circonstances aussi surréalistes suggère qu'il ne se laissera pas intimider.

Au-delà des récits individuels, cet épisode relance le débat sur le calendrier chargé du tennis et les effets en cascade des chevauchements de grands événements. Programmer une finale de football prestigieuse à côté d'un tournoi Masters 1000 le même soir était une recette pour des maux de tête logistiques, et le retard dû à la fumée n'a fait qu'exposer la fragilité de la planification. Pour Darderi, le défi est maintenant de récupérer physiquement et mentalement d'un match qui a duré jusqu'à 2h06 du matin – avec une demi-finale potentiellement dans moins de 24 heures.

Les scènes à Rome ont servi de rappel vivant que le tennis est souvent à la merci de forces extérieures, qu'il s'agisse de la météo, de la programmation, ou même des célébrations pyrotechniques d'un autre sport. Bien que le drame ait fait un spectacle captivant, le tribut imposé aux athlètes – finir en pleine nuit et être censés rejouer au plus haut niveau – soulève des préoccupations légitimes en matière de bien-être. Les exploits alimentés au café de Darderi l'ont peut-être porté, mais les instances dirigeantes du sport feraient bien de réfléchir à savoir si de tels scénarios devraient jamais être permis.

Alors que l'Open d'Italie se dirige vers sa conclusion, le parcours de conte de fées de Darderi se poursuit, mais la fin à 2h du matin restera comme un symbole de la beauté chaotique du tennis et de ses exigences impitoyables. Pour l'instant, le joueur de 24 ans peut savourer un moment de triomphe qui fut autant un test d'endurance que de compétence, et rêver de ce qui pourrait encore être accompli sur la terre battue romaine.

Basé sur des reportages de Sky Sports.