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Puel : Nice 'a mérité autant que Lens' en finale de Coupe

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Claude Puel estimait que Nice avait mérité autant que Lens en finale de la Coupe de France, citant un bon début, un premier but cruel et des occasions manquées.

Le Stade Pierre-Mauroy de Lille a accueilli une finale dramatique de la Coupe de France samedi soir, où l'OGC Nice s'est incliné 3-0 face au RC Lens dans un match qui a défié le cours du jeu. Dans la foulée, l'entraîneur niçois Claude Puel a plaidé avec passion que son équipe en avait assez fait pour mériter une part de gloire, insistant sur le fait qu'ils 'avaient mérité autant que Lens' malgré le score. Les paroles du vétéran entraîneur ont brossé le tableau d'un combat bien plus serré que ne le suggérait le résultat final, Nice dominant de longues périodes mais payant le prix de lacunes critiques dans les deux surfaces.

Dès le coup d'envoi, Nice s'est montré composé et déterminé, pressant haut et déplaçant le ballon avec intention. Puel a ensuite souligné le départ supérieur de son équipe, notant qu'ils s'étaient mieux adaptés à l'occasion que leurs adversaires. 'Nous nous sommes hissés au niveau de cette finale, et c'était une belle finale', a-t-il déclaré, soulignant la qualité du spectacle. Pendant une grande partie de la première mi-temps, Nice a contrôlé la possession et le territoire, créant ce genre de demi-occasions qui laissaient présager une percée. Cependant, le football peut être impitoyablement peu romantique, et Lens a frappé avec leur première véritable attaque notable.

À la 25e minute, le score a été ouvert de la manière la plus cruelle pour Nice. Une action bien travaillée de Lens a transpercé la ligne défensive, et le ballon a trouvé le fond des filets, ne laissant aucune chance au gardien Marcin Bułka. Puel a qualifié l'ouverture du score de 'cruelle' compte tenu de la domination précoce de son équipe. Le but a changé l'équilibre psychologique, et Nice a été obligé de courir après un match qu'il dictait. Pour aggraver leurs malheurs, Lens a ajouté un deuxième but juste avant la mi-temps, à la 42e minute, sur une séquence que Puel a insisté pour dire qu'elle aurait pu être évitée. 'Le deuxième but aurait pu être évité', a-t-il déploré, suggérant qu'un instant de relâchement avait anéanti tout leur travail. En rentrant aux vestiaires avec un retard de deux buts, Lens était flatté et Nice avait une montagne à gravir.

La seconde période a vu une équipe niçoise rajeunie se jeter à l'attaque pour trouver une bouée de sauvetage. Les hommes de Puel ont généré une multitude d'occasions qui ont mis la défense lensoise en difficulté. Le plus près qu'ils sont venus de réduire l'écart a été un tir tonitruant qui a heurté la barre transversale, suivi peu après par une tête de Kevin Carlos qui a frappé le poteau. Puel a réfléchi à ces quasi-réussites avec une frustration palpable : 'Kevin Carlos met sa tête sur le poteau. On a eu la chance d'égaliser, tout était possible.' Les montants ont refusé à Nice le but que leur pression méritait, et c'est devenu une histoire d'occasions manquées et de 'et si'.

Alors que Nice semblait prendre un élan irrésistible, Lens a porté le coup de grâce. À la 78e minute, une contre-attaque a transpercé la défense niçoise étirée, et Lens a marqué un troisième but pour clore le débat. Le timing n'aurait pas pu être pire pour Puel, qui a révélé qu'il s'apprêtait à introduire des remplaçants offensifs et à passer à une défense à quatre. 'Nous avions prévu de faire entrer des joueurs offensifs et de passer à quatre défenseurs. Les joueurs étaient prêts à entrer, puis nous encaissons ce troisième but qui scelle le match', a-t-il expliqué. Le but a instantanément anéanti tout espoir de retour miraculeux.

S'exprimant devant la presse après la finale, Puel a adopté un ton à la fois défiant et magnanime. 'Je pense que nous étions à la hauteur de l'événement, avec un très bon départ. Nous avons beaucoup mieux commencé que Lens', a-t-il commencé. Il a reconnu la dure réalité du score mais a réitéré sa conviction que la prestation méritait mieux. 'Marquer ce premier but était cruel, et le second aurait pu être évité. Après cela, nous avons eu des opportunités de revenir à 2-1. Tout était possible ; nous avons eu des situations. Nous avons eu une belle occasion d'égaliser sur la barre, ça ne voulait tout simplement pas rentrer. Nous avons joué un grand match. Nous n'avons pas été assez cliniques. Ils ont marqué avec moins de situations que nous. C'est frustrant, après avoir produit cette performance, de ne pas aller jusqu'au bout. Nous l'avons mérité autant que cette équipe de Lens.'

La défaite laisse Nice méditer sur ce qui aurait pu être dans une saison où la Coupe de France représentait une véritable chance de gagner un trophée. L'équipe de Puel avait navigué dans les tours précédents avec courage et détermination, remportant souvent des victoires étroites. En revanche, cette finale les a vus jouer à un haut niveau mais repartir les mains vides. L'entraîneur a noté l'ironie : 'Lors des tours précédents, c'était serré et nous nous sommes battus dur. Ici, ce fut le contraire ; cela n'a pas voulu nous sourire.' Le résultat pourrait alimenter le débat sur le tranchant de Nice, mais la performance contre une solide équipe lensoise suggère qu'ils ont les bases pour concourir pour les honneurs à l'avenir.

Lens, de son côté, a célébré un trophée mérité qui couronne une superbe campagne. Leur efficacité clinique a fait la différence, convertissant leurs occasions limitées avec une efficacité impitoyable. Puel s'est empressé de féliciter les vainqueurs : 'Félicitations à Lens, qui fait une grande saison.' Pour les Sang et Or, ce triomphe en coupe ajoute un chapitre historique à leur renaissance sous la direction de l'entraîneur Franck Haise, renforçant encore leur statut de force dans le football français. Les statistiques finales raconteront une histoire de domination territoriale pour Nice, mais Lens est reparti avec les seuls chiffres qui comptent.

En regardant vers l'avenir, Nice doit se ressaisir et canaliser la frustration dans ses prochains matches de championnat. L'accent mis par Puel sur les aspects positifs de la performance offre un cri de ralliement : 'Nous nous sommes hissés au niveau de cette finale.' Le défi est maintenant de faire en sorte qu'une telle prestation devienne la norme plutôt qu'un cas isolé. Avec de jeunes talents et des têtes d'expérience dans l'effectif, il y a des raisons d'être optimiste, même si la piqûre de la défaite persiste.

Dans le contexte plus large du football français, cette finale a servi de vitrine de la profondeur et de l'imprévisibilité du jeu domestique. Le parcours de Nice jusqu'en finale a été un témoignage de leur résilience, tandis que le triomphe de Lens a souligné la valeur de l'efficacité. Pour Claude Puel, un entraîneur avec une carrière riche, les réflexions d'après-match étaient un mélange de fierté et de douleur. Il quitte le Stade Pierre-Mauroy sans trophée mais avec la conviction que la performance de son équipe méritait un résultat différent.

Basé sur un reportage de L'Equipe.