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Sélection de l'Égypte pour la Coupe du Monde 2026 : Salah

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Le sélectionneur égyptien Hossam Hassan a dévoilé une liste de 27 joueurs pour la Coupe du Monde, comprenant Mohamed Salah mais excluant Mostafa Mohamed ; les

Le sélectionneur de l'Égypte, Hossam Hassan, a dévoilé mercredi une liste de 27 joueurs pour la Coupe du Monde 2026, mêlant stars établies et nouveaux visages alors que les Pharaons visent à marquer l'histoire sur la scène mondiale. L'annonce confirme le rôle de leader du capitaine Mohamed Salah dans l'effectif, tandis que les exclusions notables — plus particulièrement celle de l'attaquant du FC Nantes Mostafa Mohamed — soulignent le recalibrage tactique en cours dans le camp égyptien.

Salah, 33 ans, disputera sa deuxième Coupe du Monde après une sortie de groupe solide mais sans éclat en Russie 2018, où l'Égypte a perdu ses trois matchs. Depuis, l'icône de Liverpool est devenue l'un des attaquants les plus meurtriers du football, et son départ imminent d'Anfield cet été ajoute un poids narratif à sa mission en Coupe du Monde. Avec un avenir en club incertain, le tournoi offre à Salah une plateforme pour consolider son héritage en guidant l'Égypte au-delà de la phase de groupe pour la première fois de son histoire. Ses 57 buts internationaux et sa vaste expérience des grands matchs font de lui le pivot des plans de Hassan.

Aux côtés de Salah, l'attaquant de Manchester City Omar Marmoush conserve un rôle central malgré des minutes sporadiques en Premier League cette saison. Le joueur de 27 ans n'a débuté que huit matchs de championnat sous Guardiola, mais ses 48 sélections et 11 buts internationaux soulignent son importance dans le schéma contre-attaquant des Pharaons. La vitesse et la franchise de Marmoush complètent la créativité de Salah, formant une double menace qui sera cruciale dans les matchs de groupe serrés.

L'omission la plus frappante est celle de Mostafa Mohamed. L'attaquant de 28 ans de Nantes était un habitué des dernières sélections, et sa présence physique offrait une option de rechange en attaque. La décision de Hassan de l'ignorer suggère une préférence pour la mobilité et la jeunesse, ou peut-être une réponse à une forme en club irrégulière. Ce choix prive l'Égypte d'une cible aérienne éprouvée, déplaçant encore plus le poids des buts sur Salah et Marmoush.

L'inclusion la plus intrigante est peut-être celle du défenseur Mohamed Abdelmonem. Le défenseur central de 27 ans de l'OGC Nice n'a pas joué pour son club cette saison, mais Hassan valorise son pedigree international et sa sérénité. Abdelmonem a été un pilier lors de la demi-finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations, et son entente avec d'autres habitués de la défense pourrait être cruciale face aux attaques variées de la Belgique, de la Nouvelle-Zélande et de l'Iran.

Deux jeunes sans sélection ont également obtenu leur première convocation : Aqtay Abdallah d'Enppi SC et Hamza Abdelkarim de l'équipe U19 du Barça. Ces deux attaquants représentent la prochaine génération, et leurs sélections signalent l'intention de Hassan d'insuffler de l'énergie sans peur dans l'effectif. Le développement d'Abdelkarim à l'académie de La Masia ajoute une dimension technique, tandis que les exploits nationaux d'Abdallah suggèrent un instinct de buteur brut qui pourrait avoir un impact en sortie de banc.

L'histoire de l'Égypte en Coupe du Monde est marquée par des quasi-réussites et des sorties de groupe en 1934, 1990 et 2018. L'expansion du tournoi 2026 à 48 équipes offre un chemin révisé vers les huitièmes de finale, les quatre meilleurs troisièmes de groupe avançant. Ce changement de format améliore considérablement les chances de l'Égypte de progresser, à condition qu'elle réussisse à naviguer dans le Groupe G. Les Pharaons ouvrent contre la Belgique le 15 juin à 21h00 heure locale, un test sévère face à l'une des puissances pérennes de l'Europe. Quatre jours plus tard, ils affrontent la Nouvelle-Zélande à 3h00 du matin, avant de conclure la phase de groupe contre l'Iran le 27 juin à 5h00. Le calendrier exige flexibilité tactique et profondeur de banc — des qualités sur lesquelles Hassan semble miser avec son mélange de vétérans et de rookies.

La Belgique, même en phase de transition, possède des talents de classe mondiale comme Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku, ce qui en fait la favorite pour remporter le groupe. La Nouvelle-Zélande et l'Iran, cependant, sont des adversaires que l'Égypte considérera comme devant battre pour avancer. Les All Whites ont de la physicalité mais manquent d'expérience de haut niveau, tandis que la défense organisée de l'Iran sous Amir Ghalenoei s'est avérée difficile à briser lors des récents tournois. Le chemin de l'Égypte repose probablement sur le match contre l'Iran, où le génie de Salah et l'équipe de soutien doivent livrer sous pression.

La composition de l'effectif de Hassan laisse entrevoir une approche pragmatique : un noyau défensif solide avec Abdelmonem, un milieu de terrain besogneux, et une dépendance à l'éclat individuel de Salah et Marmoush en transition. L'inclusion des jeunes indique un désir de faim et d'imprévisibilité, des éléments qui peuvent faire basculer les matchs serrés. Pourtant, l'absence d'un attaquant de pivot traditionnel comme Mostafa Mohamed pourrait rendre l'Égypte unidimensionnelle face à des défenses regroupées.

Pour Salah, cette Coupe du Monde représente un chant du cygne sur la plus grande scène, avec la chance de couronner une carrière étincelante en guidant sa nation vers des territoires inexplorés. Le poids de 100 millions de supporters reposera sur ses épaules, mais les sélections de Hassan suggèrent une ambition collective plutôt qu'un one-man show. Les semaines à venir révéleront si ce mélange calculé d'expérience et d'audace peut enfin briser la malédiction de l'Égypte en phase éliminatoire.

Basé sur les reportages de L'Équipe.