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Selma Bacha après le 19e titre : ce que la résilience de

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Selma Bacha sur le 19e titre français de Lyon après la victoire en playoff contre Paris FC : un triplé obtenu avec résilience suite à la défaite en finale de

L'Olympique Lyonnais Féminin a décroché son 19e titre d'Arkema Première Ligue avec une victoire autoritaire en finale des playoffs contre le Paris FC, prouvant que même les blessures les plus profondes peuvent alimenter une réponse triomphale. À peine sept jours après une défaite humiliante 4-0 contre le FC Barcelone en finale de l'UEFA Women's Champions League, les joueuses lyonnaises se sont regroupées pour dominer un talentueux Paris FC et soulever la couronne française devant 27 000 fans dans leur stade. Ce 19e titre national prolonge leur record et complète un remarquable triplé domestique, soulignant l'ADN inflexible du club dans le football féminin français.

L'introduction des playoffs cette saison a ajouté une couche de pression à la campagne lyonnaise, car elles devaient prouver leur supériorité dans un format à élimination directe malgré avoir mené le classement de la saison régulière du début à la fin. Le Paris FC, qui a souvent poussé Lyon dans ses retranchements cette année, s'est présenté en bonne forme en finale, mais l'expérience et la force mentale de Lyon ont fait la différence. Selma Bacha, l'arrière gauche dont les courses percutantes et la solidité défensive sont devenues des marques de fabrique de cette équipe lyonnaise, a rapidement souligné le caractère collectif. « Nous sommes tombées, mais nous nous sommes relevées », a-t-elle déclaré, résumant le parcours émotionnel d'une équipe qui refuse d'être définie par une seule défaite.

Les réflexions d'après-match de Bacha ont capturé les montagnes russes de la saison. Elle a félicité le Paris FC pour sa campagne exceptionnelle et reconnu la force croissante des adversaires, notant que l'écard se réduit. La joueuse de 23 ans a souligné combien il était crucial de rebondir après la rudesse du Barça à Bilbao, où une première mi-temps clinique a laissé Lyon sous le choc. L'entraîneur, les joueuses cadres et la capitaine Wendie Renard ont beaucoup parlé dans les jours précédant le match, renforçant la nécessité de canaliser la déception vers une finale positive. « C'était important de relancer le groupe », a insisté Bacha, « et nous avons montré une force mentale énorme. »

La défaite 4-0 en Ligue des champions était la plus large marge de défaite de Lyon en finale, et elle menaçait de jeter une ombre sur une saison par ailleurs dominatrice. Au lieu de cela, l'équipe a transformé cette douleur en une déclaration finale de défi. La saison domestique de Lyon a inclus un bilan parfait en championnat régulier, un triomphe en Coupe de France et le Trophée des Championnes — un triplé que Vincent Ponsot, le directeur général du club, a qualifié d'accomplissement significatif. Ponsot a admis que les conséquences de la finale européenne étaient un « énorme coup sur la tête » mais a salué le sens des responsabilités de l'équipe. Terminer avec un titre, a-t-il dit, « a changé toute la physionomie de la saison. »

La finale des playoffs elle-même a été un témoignage de la qualité globale de Lyon, combinant discipline tactique et moments de génie individuel. Si les courses de récupération et les débordements de Bacha étaient essentiels, c'est le pressing uni et la finition clinique de l'équipe qui ont submergé le Paris FC. Wendie Renard a dirigé la défense avec autorité, tournant la page après une nuit difficile face aux attaquantes barcelonaises. La performance collective a fait écho aux mots du staff technique durant une semaine éprouvante : la finale n'était pas seulement une question de trophée mais de reconquête de la fierté.

Les commentaires de Ponsot ont également éclairé le contexte plus large de transition à Lyon. Avec un nouveau staff technique et neuf nouvelles recrues intégrées à l'équipe, remporter trois trophées domestiques tout en atteignant la finale de la Ligue des champions représente un début réussi d'une nouvelle ère. Les 27 000 spectateurs au Parc OL — une affluence record pour une finale de club féminin en France — ont témoigné de la visibilité croissante du football féminin et du rôle central de Lyon dans cette évolution. Ponsot a noté que perdre la finale aurait terni l'ensemble du travail ; au lieu de cela, la victoire a permis à tous de célébrer une saison qui, malgré le chagrin européen, a été une saison d'excellence soutenue.

Les mots de Bacha, « On tombe mais on se relève », deviendront probablement un hymne symbolique pour cette équipe lyonnaise. Son message allait au-delà de la remise du trophée : c'était une reconnaissance que le paysage du football féminin change, avec des clubs à travers l'Europe investissant massivement et comblant l'écart que Lyon avait autrefois. « Les équipes se rapprochent », a-t-elle dit. « Ce n'est pas facile de gagner et d'atteindre les finales. Avec les playoffs, tu dois te prouver même quand tu as été première de la première à la dernière journée. »

Cette franchise fait partie de ce qui rend cette équipe lyonnaise si redoutable. Elles comprennent que la domination doit être constamment renouvelée, et le format des playoffs — introduit pour ajouter de l'excitation au championnat — a multiplié les enjeux. L'arrivée du format signifiait que Lyon ne pouvait pas simplement se reposer sur un meilleur bilan en saison régulière ; elles devaient livrer quand cela comptait le plus, dans un affrontement où le gagnant prend tout. Le faire, surtout à domicile et après l'impact émotionnel de la Ligue des champions, ajoute une couche de signification historique à ce 19e titre.

Le triplé valide également la stratégie à long terme du club, qui consiste à mélanger des joueuses aguerries de classe mondiale comme Renard avec des talents plus jeunes et dynamiques comme Bacha. La nouvelle équipe d'entraîneurs, dirigée par une philosophie de football agressif et proactif, a tiré les leçons de la défaite barcelonaise et utilisera cette razzia domestique comme fondement pour les ambitions européennes de la saison prochaine. Bacha a déjà parlé de tout réinitialiser et de chasser chaque trophée à nouveau, une faim qui reflète l'ambition institutionnelle de Lyon.

Pour le championnat, le triomphe de Lyon souligne le statut du club comme référence, mais la reconnaissance franche des écarts qui se réduisent signale que la compétition domestique va s'intensifier. Le Paris FC, par exemple, construit une équipe capable de défier l'ordre établi, et le système des playoffs garantit qu'un seul mauvais jour peut faire dérailler une saison. La présence de 27 000 spectateurs souligne la croissance commerciale et culturelle du football féminin en France, avec Lyon à l'avant-garde pour remplir les stades et élever les standards.

Finalement, ce titre était plus qu'un trophée ; il s'agissait de reconquérir une identité. Lyon a longtemps été défini par un désir insatiable de gagner, et après la pire nuit de son histoire récente, l'équipe a répondu de la seule manière qu'elle connaît — en soulevant un autre trophée. Comme Bacha et Ponsot l'ont clairement fait comprendre, les cicatrices de Barcelone ne s'effaceront pas rapidement, mais elles serviront de carburant. La 19e couronne d'Arkema Première Ligue est à la fois une célébration d'une ère domestique glorieuse et une déclaration que Lyon, après les chutes les plus profondes, se relève toujours.

Basé sur des reportages de L'Equipe.