Un ancien conseiller municipal de l'État brésilien d'Acre a été reconnu coupable de meurtre et condamné à une peine de prison significative pour une fusillade mortelle survenue de l'autre côté de la frontière en Bolivie. Le verdict a été rendu par un jury à Rio Branco jeudi, concluant une affaire qui a commencé en juin 2022.
L'accusé, Mauristelio Tessinari de Sousa, largement connu sous son surnom Teio Tessinari, a été reconnu coupable du meurtre d'Antônio Deuzimar Santiago da Silva. Le tribunal l'a condamné à six ans et neuf mois d'emprisonnement, à purger initialement dans un régime semi-ouvert. Ce type de peine permet généralement certaines activités de travail ou d'études à l'extérieur de l'établissement pénitentiaire pendant la journée.
Le crime a eu lieu le 16 juin 2022, dans une zone rurale près de la frontière entre l'Acre et la Bolivie. Selon le réquisitoire présenté par le Ministère public de l'État d'Acre (MP-AC), la victime se rendait dans une ferme où il élevait du bétail. Il était sorti de son véhicule pour ouvrir une porte lorsqu'il a été confronté et abattu de quatre balles par Tessinari.
L'accusation a fait valoir que le mobile du meurtre était d'empêcher la victime de signaler ou de punir Tessinari pour un vol présumé de bétail. Le jury a finalement accepté les faits essentiels de l'affaire mais n'a pas retenu les circonstances aggravantes initialement invoquées par l'accusation, qui comprenaient des allégations d'embuscade et l'utilisation de méthodes ayant entravé la capacité de la victime à se défendre.
L'audience du procès avait été précédemment programmée mais avait été reportée de sa date initiale en novembre de l'année précédente. La décision finale a été prise après que le jury a examiné les preuves et les arguments des deux parties. La défense de l'ancien conseiller municipal a été contactée pour un commentaire mais n'a pas encore fourni de réponse.
Dans sa délibération, le tribunal a également pris en compte l'impact personnel du crime, en se référant à un précédent de la Cour supérieure de justice du Brésil (STJ). La victime laisse derrière elle deux enfants, dont un nourrisson qui n'avait que six mois au moment de la mort de son père, un facteur qui souligne la perte profonde subie par la famille.
D'après les informations de g1.