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Trophées LFFP : Dumornay règne, Chabot lié à l'OM

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Melchie Dumornay a remporté le titre de meilleure joueuse LFFP une semaine seulement après son trophée UNFP, tandis que Nicolas Chabot a été élu meilleur

La cérémonie des trophées LFFP au Pavillon Gabriel à Paris lundi soir a couronné Melchie Dumornay comme meilleure joueuse de la Première Ligue pour la saison 2024-25, une semaine seulement après avoir reçu le même honneur de la part du syndicat des joueurs UNFP. L'internationale haïtienne, qui a ébloui sous les couleurs de l'Olympique Lyonnais, n'était pas physiquement présente pour récupérer son trophée — elle et ses coéquipières étaient de retour à Lyon, préparant une séance d'entraînement cruciale mardi matin avant la finale de la Ligue des champions et le dénouement du championnat national. S'exprimant via une liaison vidéo, une Dumornay posée a attribué son succès à un travail acharné et à un effectif exceptionnel : « Je me suis poussée à travailler dur. Je ne me fixe pas d'objectifs pour gagner des trophées. C'est un effort d'équipe, un groupe et un staff incroyables. Sans eux, je ne performerais pas. Beaucoup de mes coéquipières auraient pu gagner ce prix. »

La double reconnaissance individuelle de Dumornay consolide son statut de figure de proue du football féminin français et renforce sa candidature pour le Ballon d'Or. Sa brillance technique, sa vision et sa constance ont été essentielles à la domination lyonnaise. Si elle guide Lyon vers un triomphe en Ligue des champions, sa prétention au prix individuel le plus prestigieux deviendrait presque indéniable. Son absence à la cérémonie, bien que décevante pour les organisateurs, a souligné son professionnalisme et son focus sur la gloire collective — une qualité qui lui a valu le respect dans toute la ligue.

Le prix du meilleur entraîneur a été décerné à Nicolas Chabot du FC Nantes, qui a devancé Jonatan Giraldez (Lyon) et la lauréate de l'année dernière Sandrine Soubeyrand (Paris FC). Le Nantes de Chabot a atteint les demi-finales de la Première Ligue, bien que leur parcours se soit terminé par une déroute 8-0 face à Lyon. Malgré cette lourde défaite, le travail de l'entraîneur pour transformer Nantes en une force compétitive lui a valu les éloges. Son contrat expire dans un an, et il attire déjà l'intérêt de l'Olympique de Marseille et de plusieurs clubs espagnols. Cette reconnaissance pourrait accélérer son départ, le positionnant comme un tacticien recherché capable d'élever des projets ambitieux.

Les spéculations sur un transfert ajoutent une couche d'urgence à l'avenir immédiat de Chabot. L'OM, cherchant à reconstruire sa section féminine, le voit comme une pierre angulaire potentielle, tandis que les clubs espagnols offrent un défi tactique différent. La capacité de Chabot à surpasser les attentes avec des ressources limitées à Nantes en fait une proposition attrayante. S'il part, cela laisserait un vide important au club qu'il a soigneusement bâti au cours des dernières saisons.

Justine Rouquet de Montpellier a été nommée révélation de l'année, faisant écho à son triomphe à l'UNFP. À seulement 18 ans, l'attaquante a marqué neuf buts en 19 apparitions en championnat, jouant un rôle crucial dans la lutte de Montpellier pour éviter la relégation. Sa finition clinique et son sang-froid au-delà de son âge ont suscité des discussions sur un avenir radieux. Elle a devancé Lucie Calba (Nantes) et Mélissa Bethi, soulignant son impact. Montpellier sera désireux de conserver son produit de l'académie, mais de plus grands clubs tourneront inévitablement autour.

Mylène Chavas du Paris FC a reçu le prix de la meilleure gardienne de but, s'ajoutant à son honneur UNFP. L'internationale française est revenue en Première Ligue l'été dernier du Real Madrid et a été un pilier entre les poteaux. Elle a remercié sa doublure, Inès Marques, soulignant la camaraderie au sein de l'équipe. Chavas a détrôné la lauréate de l'année dernière, Christiane Endler de Lyon, qui était de nouveau nominée aux côtés d'Emily Burns de Nantes. Ses performances constantes ont été centrales dans la défense résiliente du Paris FC.

La cérémonie, bien que marquée par l'absence de plusieurs figures clés en raison d'engagements d'entraînement, a reflété le professionnalisme croissant et la profondeur de l'élite féminine française. La double reconnaissance de Dumornay et Chavas par le syndicat et la ligue valide leurs saisons. Pour Chabot, le prix sert de tremplin, qu'il reste à Nantes ou relève un nouveau défi.

Alors que la saison atteint son point culminant, ces distinctions individuelles préparent le terrain pour les grandes finales. Les accolades personnelles de Dumornay pourraient bientôt être éclipsées par les triomphes collectifs, tandis que le manège des entraîneurs évoqué par les prétendants de Chabot pourrait remodeler le paysage tactique de la ligue. Les trophées LFFP ont une fois de plus mis en lumière le talent et l'ambition qui propulsent le football féminin français.

Basé sur des reportages de L'Équipe.